Pays-Bas: 36 % sur les plus-values latentes, le signal envoyé à l'Europe

Le Parlement néerlandais a approuvé en février 2026 une taxe à 36 % sur les plus-values latentes en crypto-actifs et actions cotées détenues par des particuliers. Une rupture historique avec la doctrine fiscale classique européenne.
Le principe: vous êtes désormais imposé non pas quand vous vendez, mais sur la valorisation théorique de votre portefeuille au cours de l'année. Si votre patrimoine financier prend 100 000 € sur l'année (sans vente), vous payez 36 000 € d'impôt.
Pour les investisseurs néerlandais à fort patrimoine financier, c'est un séisme. La trésorerie nécessaire pour payer un impôt sur des gains non réalisés peut forcer à liquider, ce qui pénalise les stratégies long terme.
La conséquence immédiate: une vague d'expatriations de fondateurs et investisseurs néerlandais, principalement vers Chypre, Malte, Émirats et Portugal.
Pour un Français, le précédent doit être surveillé. La France discute régulièrement de mesures similaires pour les très hauts patrimoines, sous différents noms (exit tax sur plus-values latentes étendue, impôt sur le stock, taxe Zucman, etc.). Si la Hollande franchit le pas, d'autres pays seront tentés.
La règle de prudence patrimoniale: ne pas attendre la promulgation pour anticiper. Les exit tax fonctionnent généralement à la date de transfert de résidence, et les décisions de relocalisation se préparent 12 à 24 mois à l'avance.
Le pari néerlandais peut rapporter à court terme, mais coûter cher en attractivité long terme. La fiscalité des plus-values latentes est l'un des sujets les plus structurants des prochaines années en Europe.
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